AvaazÂź

Améliorer le monde à coup de cliques ?!


 à la limite si c'étais vrais, j'aurais aimé qu'il y ait moins de traqueurs.

mar, 17 avril 2018 - tierce

Capture d'Ă©cran du site Avaaz avec Javascripts Capture d'Ă©cran du site Avaaz sans Javascripts

Au début, il y a ±10 ans, je me suis dit qu'AvaazŸ c'était génial et que ça allait avoir une influence dans le monde. Et puis j'ai réfléchis quand j'ai vu que leurs outils n'étaient li libres, ni partagés.

Comment donner mon click ou mon don pour « améliorer le monde » en faisant confiance à ces gens?

Il ne partagent pas mes valeurs fondamentales d'accÚs à un code source, puisqu'ils ne partagent rien comme code de cette machinerie à collecter les données des humains « qui se sentent concernés ». Aucun droit de regard sur les outils informatiques qu'utilise ou met en place la marque déposée AzaazŸ

Et comment faire confiance a des gens qui se prĂ©tendent ĂȘtre la « voie des citoyens du monde entier » alors que cette voix sera dĂ©jĂ  filtrĂ©e par le simple fait qu'elle n'exprimera que la voix de ceux·elles qui, comme moi, sont connectĂ©s Ă  Internet, avec un ordinateur devant les yeux et qui prennent le temps de cliquer pour une pĂ©tition. Bref, la voix des consommateurs quoi.

Consommateurs qui, aprÚs 10 ans de juteuses campagnes au code source non libre, au buziness modÚle efficace et aux conditions générale banales qui ne garantissent en rien la protection de « véritables militants » face a des autorités potentiellement répressibles, ne représentent que ±0,6% de cette voix du monde entier estimé à ±7,5 millirad d'humains tels que moi.

Les statistiques de AvaazÂź qui nous renseigne combien de gens et de projets changent le monde. Alors que jeter son smartphone c'est changen le monde !

Il y a bientÎt 10 ans pour moi, je devenais de plus en plus inquiet de voir arriver ces smartphones, ordinateurs de poche encore moins libres que les ordinateurs habituels, vendu par GoogleŸ dont je trouvais exagéré la lecture de mes mails, fut-ce-t-il par leurs algorithmes. Je me disais que lire les mails, c'est déjà trÚs moche, mais en plus lire les photos, les communications, les déplacements grùce au GPS et pour ainsi dire n'importe quoi, c'est carrément horrible.

J'ai donc choisi de ne pas avoir de smartphone parce que, malgrés les apparences, cet outil est taillé pour me priver de mes libertés fondamentales, en ce y compris le respect de ma personne et de mes échanges avec mes pairs.

Depuis le début j'ai conseillé à mes amis, ma famille et mes clients d'éviter Google, les smartphones et les logiciels non libre de MicrosoftŸ.

Depuis le dĂ©but j'ai Ă©videmment conseillĂ© Ă  ces mĂȘme personnes de NE PAS utiliser FacebookÂź

Et aujourd'hui AvaazÂź nous invite Ă  signer une pĂ©tition Cher Mark Zuckerberg, elle mĂȘme mensongĂšre, en ces mots;

« Interdisez les "robots", TOUS les faux comptes et les usurpations d’identitĂ© en ligne. »

Et comment interdire si ce n'est en contrÎlant, surveillant, analysant absolument TOUT le contenu échangé (données et méta-données) entre une machine et Facebook, qu'il y ait un humain assis devant ou qu'il la tienne dans sa main sans exception, dans l'espoir d'y déceler, non pas une ùme, mais un vilain "robot".

En mes mots : Horrible.

« Alertez le public - que tous les utilisateurs soient notifiĂ©s Ă  CHAQUE fois qu’ils sont exposĂ©s Ă  un contenu faux ou trompeur, et rectifiez les faits. »

Comment, et qui, serait tenu de faire la part des choses entre un contenu faux ou trompeur et rectifiez (réécrire?) les faits? Comment sans, là aussi mettre en place encore plus de contrÎle, de surveillance et d'analyse algorithmique ou non.

En mes mots : Abominable.

« Dites toute la vérité sur les faux comptes et les campagnes de désinformation, y compris grùce à des audits indépendants. »

Comment rendre indépendant un audits numérique, d'une meilleure maniÚre qu'en rendant le code source libre, accessible, modifiable et réutilisable, comme le garanti la Licence Publique Générale mise en place par Richard Stallman et Eben Moglen depuis 1989.

MĂȘme sur la page qui invite Mark Zuckerberg Ă  metter en place des mĂ©canismes censĂ©s « protĂ©ger » les utilisateurs et utilisatrices, il y a les traqueurs de FacebookÂź et de GoogleÂź. une belle invitation Ă  crĂ©er un monde de la surveillance pour en dĂ©lĂ©guer Ă  des entreprises non dĂ©mocratiques, les mĂ©canismes de contrĂŽle. Quelle horreur.

Demander la vĂ©ritĂ© sur FacebookÂź au travers d'AvaazÂź, exigerait au moins d'eux-mĂȘme qu'ils avertissent leur signataires et visiteurs que leur PROPRE PAGE WEB utilisent les "robots" de FacebookÂź que sont leur Javasripts. C'est la colonne « script » dans le petit tableau rouge et vert de ma piĂšce jointe qui est une capture d'Ă©cran de la campagne que je critique dans ces lignes.

En mes mots : ça existe déjà et ça manque de considération dans les institution publiques.

« Financez les vérificateurs, une armée indépendante suffisamment nombreuse et réactive pour enrayer la diffusion des mensonges. »

LĂ , c'est carrĂ©ment le paroxysme de la connerie humaine qui est entrain d'inviter les gens Ă  signer une pĂ©tition pour mettre en place la « police de la pensĂ©e (thinkpol) » si bien dĂ©crite dans le roman de Georges Orwell, 1984. Certes c'est un roman, ce n'est donc pas de la science ou un fait de l'histoire, mais la littĂ©rature peut-ĂȘtre elle aussi, un outil d'Ă©veil des conscience.

En mes mots : (je suis sans voix).

Je pense qu'on ne change pas le monde, on se change soi et par effet de contagions ceux·elles que l'on cÎtoie, au risque certes de se trouver par foi(s) isolé.

Et, au risque de me rĂ©pĂ©ter, pour ma part, le choix est radical et loin d'ĂȘtre simple; pas de FacebookÂź, pas de GoogleÂź, pas d'AppleÂź, pas d'AndroidÂź, pas d'AvaazÂź, etc. Je suis obligĂ© d'utiliser MicrosoftÂź WindowsÂź pour soumettre ma dĂ©claration TVA. Je suis obligĂ© d'utiliser AdobeÂź Reader pour signer ce document PDF. Dans les deux cas parce que les Institutions ne tiennent pas compte de ce qui est proposĂ© dans la licence publique gĂ©nĂ©rale et prĂ©fĂšrent, par ignorance, incompĂ©tence, malice ou impuissance, inviter les populations Ă  faire usage de technologies privĂ©es et privatrices.

Mais bon... vivement 2030!